lundi 8 septembre 2008

Du métro à la maison


Je rentre à Montréal d’une petite fin de semaine à Québec. L’anniversaire d’une amie, une journée avec mon frère et mon neveu.
Et une longue marche de retour, entre le métro et la maison, à travers les rues de Montréal.
La maison… l’endroit où l’on pose ses choses.
Oui.
Je prépare un départ, il faut l’avouer.
Je vais décider enfin vers quelle piste de vais.
Il n’y a pas longtemps, je me questionnais sur le type de travail que je voulais faire.
J’élargis la question.
Et? Je le fais où ce travail ?


Pourquoi Montréal ?
J’y suis venue pour mes études et y suis restée pour mon travail.
J’ai terminé mes études et je n’ai plus ce travail.

De retour de voyage, j’ai vu la pointe de l’iceberg de possibilités.
Sans raison de rester à Montréal.
Bien que je n’ai aucune raison de partir.

Alors ?
« S’investir dans le travail et avoir de petits loisirs ?
Avoir un « gagne-pain » et s’investir dans ses projets et ses loisirs ? »



Alors, pourquoi me limiter à ici ?

Je vois que cette décision, sans être un point de non-retour, est tout de même une décision qui alignera les quelques prochaines années de ma vie...

Quelle teinte aura l’ère de la trentaine?



Je pense que la seule chose qui me ferait rester quelque part serait de trouver un « partner ! »
Quelqu’un avec qui monter un projet, un « pertner » de travail. Ou encore un « partner » de vie. J’ai juste le goût de jouer en équipe avec quelqu’un !
Et, je n’y compte pas. Car je partirai probablement autour de décembre ou janvier.

Pourvu que les choses ne se passent pas comme lors de mon départ en voyage ou quelques mois avant, j’avais rencontré mon admirable Gilbert. Enfin.


Bon, la grande question est lancée.

La réponse arrive.
Bientôt.

mardi 2 septembre 2008

J'ai eu un pot!

Marchant sur la rue Mont-Royal, sandwich à la main et avalant mon repas en marchant, comme si souvent, je me sentais assez de bonne humeur malgré ma matinée plutôt grise.

Ayant choisi de porter une jolie robe, maquillée et coiffée, je me sentais de plus en plus légère, me dirigeant vers le travail qui reprend de plus belle aujourd’hui.

Une discussion avec la dame qui vendait l’itinéraire m’avait beaucoup touchée, même émue, et le cours de cardio poussette venait de me dépasser.
Je souriais discrètement, prenant les dernières bouchées de mon sandwich…
Puis un homme me regarda directement dans les yeux et me dit :
« Une fille avec des tatous c’est lette !»

Bon, il y a quelques semaines, on m’offrait des fleurs dans la rue, car on me trouvait jolie… bien après les fleurs : voilà le pot !

Les amitiés déçues

Je vis mes amitiés comme des relations de couple.
Mais je danse seule.

N’entendent-ils pas la musique ?
Ils n’aiment pas danser ?

Pas de chum et peu de famille, que me reste-t-il ?
(Moi, serait la bonne réponse !)
Mes amis.
J’en demande peut-être trop.
On n’écoute peut-être pas la même musique ?

J’avoue que j’ai le D.J. un peu rock’n roll excentrique !
Et, qu’on ne sait peut-être pas sur quel pied danser…
Mais je veux tellement!

J’ai dansé avec beaucoup de gens, qui pour un moment, manquaient de rythme.
Je trouve ça décevant de devoir danser en ligne.
Pis, entre vous et moi, l’ostie de continental, je n’ai jamais rien compris et je ne tourne jamais dans le bon sens !
Il y a bien juste le Archy breaky dance où je me débrouille ! Et, encore là, je cours après ma queue.

Moi, j’aurais le goût d’un beau grand slow, qui ramènerait un rythme calme et régulier.

Bon, je retourne à mon slam, où au milieu de la foule, je tape du pied.
Visiblement c'est là que je suis attendue.

http://www.youtube.com/watch?v=e01RFf9Tr5w

samedi 30 août 2008

5h38


Comme si la chambre était hantée, depuis mon déménagement, je me réveille à 5h38.
Je crus d’abord que ma vue avait baissé et que sans mes lentilles cornéennes je n’arrivais pas à lire l’heure sur le cadran !
Puis je crus au hasard.
À mon horloge biologique.
Au lever du soleil…
Je changeai l’orientation de mon lit et je changeai mes rideaux.
Je cherchais des solutions…

Et j’étais convaincue d’avoir mis le doigt dessus… Les autobus!
Celles sur Rachel et sur Iberville, ça fait du bruit, c’est bien normal!
Les autobus me réveillent!

Prête à déjouer la circulation et à me battre pour mon sommeil, je mis stratégiquement en place les bouchons d’oreilles !
Ah ! Ha ! Je suis la plus maligne !
Et je me m’endormie sur mes deux oreilles.

Mais encore ce matin, par un beau samedi bien tranquille, les bouts de caoutchouc, orange chasseur, me sortant des oreilles… Je me réveillai encore à 5h38.

Alors, j’en viens à la conclusion définitive, que par hasard, mon horloge biologique est réveillée par le lever du soleil qui coïncide avec le début de la circulation des autobus.
Il n’y a rien à faire : mon cadran qui est hanté et je devrais changer mes lentilles cornéennes sans tarder!

Comme ça s'il y a des moutons à compter, je pourrai au moins les voir!

vendredi 29 août 2008

Les billets

Les déménagements ont ceci de bon. Il faut faire des tris !
Quoi de mieux pour me rendre heureuse… des tris à faire ! Youpi !
Donner un ordre, donner un sens, je serai comblée pour les prochaines journées!

Malgré ma passion pour cette activité de fond, il y a toujours quelques endroits que je remets toujours à plus tard. Le coin papier!

Mettant de l’ordre dans la bibliothèque dégarnie, à travers ces quelques livres survivants des ventes de débarras; je retrouvai une enveloppe porte-document géante bourrée de billets de théâtre, de spectacles et même(!) mes premiers billets de cinéma du Cinéma de Paris dans le Vieux-Québec!

Spontanément et symboliquement, je mis le tout au recyclage. Entendant pratiquement trompettes et tambours!

Puis, je retirai de la grande boite le programme souvenir de l’Opéra de Montréal, et celui de "Amélia", un spectacle de La La La Human Step, que j’ai vu deux fois plutôt qu’une. Les photos y sont particulièrement jolies, avec des effets…

Puis les choses en restèrent là.


Le lendemain, avant notre départ pour le spectacle de Yann Perreau, une amie prenait ses courriels dans ce nouveau bureau et je lui montrai tous ces billets de spectacle.
Alors qu’elle tapait sur le clavier de l’ordinateur, je me mis, maladroitement, à regarder un à un ces billets…

« La lettre écarlate! » Et je fus instantanément transportée. Je pensai à Nat et à un vieux « running gag »...
Assises au cinéma, Nat si emballée par le film, se met à appeler les Indiens…
« Les Indiens! Les Indiens! »
Car les Indiens, eux, pourraient régler la situation.
Ça fait partie des grands moments de notre amitié. Des moments qui nous font rigolé à chaque fois. Et, il y en a d'autres! Les amitiés de plus de 15 ans traînent leurs bagages de bons fous rires.

Wow! En trois secondes, je passais d’un billet à l’autre, traversant des décennies, traversant des millions de situations, d’amitiés et d’émotions.


Des billets de cinéma, me rappelant mes amoureux du secondaire. Parfois, un nom de personne sur le billet. « J’y étais allée avec Benoît! » Et, j’en ris!
Les billets du cinéma de Paris…
C’était un vieux cinéma, un peu à l’abandon, qui présentait des films qui venaient de laisser l’affiche des cinémas réguliers.
On y a allait pour pas cher : 1$ le mardi et un gros maximum de 3 $ les vendredis soirs!
Avec Jean-Sébastien, on y allait souvent.
Et, plus romantique que vous le croyez, on partageait un trio au Valentine avant le ciné.
J’avais tout juste 15 ans.
On se baladait dans le Vieux-Québec, on riait tellement ensemble ! Il correspond tout à fait à ma vision du romantisme et de la galanterie! Il était de ceux qui dansent sur le trottoir, uniquement par plaisir et fantaisie!


Puis, deux billets pour le Titanic! Car après tout, je suis une romantique!
La cité des Anges! « Wow… J’avais 20 ans… »

Je ne souviens j’étais au cinéma à St-Eustache, avec ma cousine, et que, assise dans la voiture après le film, je pleurais encore! Je pleurais encore vraiment beaucoup!

Je ne sais pas ce que j’ai pleuré ce jour-là. Mais vraiment, les valves étaient ouvertes!

Et « Génération X ». Qui ne se souvient pas du passage avec les dents qui grincent sur le trottoir… ??
WHAAAAA !
J’en ai encore des frissons. Plus violent que tout ce que j’avais vu. J’en avais fait des cauchemars et Simon, mon copain de l’époque avait été traumatisé de ma nuit mouvementée.


Des dizaines et des dizaines de billets de cinéma.





Puis quelques spectacles de théâtre, des spectacles auxquels j’ai assisté, auxquels j’ai participé.

Les Voisins! Pas la pièce de Claude Meunier, mais un spectacle de fou !! Je n’ai jamais vécu une affaire de même assise au théâtre… j’en garde un excellent souvenir. Nous avions un casque d'écoute, et un gars m'interpellait durant le spectacle. Il connaissait mon nom...

Puis « Si tu meurs, je te tue », j’aimais vraiment beaucoup le texte et le titre! Un projet monté avec d’autres étudiants de théâtre, quand j’étais à l’Université Laval. Moi, j’étais l’assistante metteur en scène, mais j’avais souvent remplacé le metteur en scène… C’était vraiment fucké! J’adorais.

Puis, sur un billet presque effacé… « La face cachée de la lune » Robert Lepage. Avec Simon, un copain français qui étudiait en cinéma quand j’étudiais en théâtre… On avait déménagé en même temps à Montréal, et l’on s’était retrouvé, à vivre sur des rues voisines!

J’ai revu le spectacle au TNM, un ou deux ans plus tard, c’est Yves Jacques qui prenait le rôle de Robert Lepage. Et Stéphane; celui de Simon.

Puis de nulle part, une charade.
Qui semble avoir été écrite par Nath… Je n’ai toujours pas la réponse… et je déteste les charades. Je ne les trouve jamais!

Je me souviens d’une seule que j’ai trouvée et honnêtement, la réponse était tellement farfelue que j’étais moi-même étonnée d’en être venue à cette solution. Tout le monde pensait que j’avais déjà entendu à réponse! Alors, je déteste les charades!

J’ai eu une autre fois une illumination pareille! Au cégep… dans un camp de leadership… Il fallait deviner le nom du personnage que nous avions d’écrit dans le front… et en une question j’avais trouvé… « Mafalda ! »
Bien ! Oui ! Je ne sais bien pas pourquoi c’était quoi ce flash-là… Mais tout le monde pensait que je l’avais vu. J’avais juste été chanceuse ! Et, du coup; blessée.



Et à travers les billets, j’arrivai à Montréal.
Mon premier match des Expos au Stade olympique! J’étais tout énervée ! Avec ma nouvelle coloc, un cadeau de son père.
Des billets gratuits pour le National d’impro… ma première année à Montréal.

Et mon premier spectacle choisi à Montréal. La La La Human Step.
J’adore de temps à temps, me payer un spectacle cher!

C’était mon premier. J’étais si contente de voir Louise Lecavalier sur des pointes.

En sortant de ce spectacle, je me souviens m’être sentie grande et enfin vivre à Montréal ! Comme une adulte qui sort voir un spectacle seule dans la GRANDE salle de Place des Arts. J’avais dormi sur mes rêves d’enfance, d’être une ballerine. Le premier métier que j’aurais voulu faire, juste avant vouloir être avocate, de 7 à 17 ans.
À peine 7 ans et je rêvais de défendre les femmes et les enfants! Quelle drôle d'enfant, je devais être...


Je savourai mon arrivée à Montréal en allant voir des spectacles. Je sentais que j’avais la chance de voir le travail de René-Richard Cyr ou d’enfin voir du Michel Tremblay au « vrai » théâtre.

Je me souviens que je racontais à ma mère, que j’avais vu Claude Dubois, qui venait voir jouer Louise Marleau ou que j’avais croisé Jeannine Suto et vendue des bas de nylon à Françoise Faucher. C’était mon arrivée à Montréal et j’avais l’impression que ma mère participait à mon émerveillement.

Des billets gardés en souvenir, car ils sont des cadeaux de Noël, durement mérités, après avoir traversé la ville les yeux bandés, et avoir été abandonnée au cœur d’un centre commercial -toujours les yeux bandés- pour finalement se trouver en ligne pour rencontré le père Noël du Complexe Desjardins, qui remet les cadeaux aux gentilles filles.




Des billets ramènent 6 ans en arrière, et l’on se dit que rien n’a changé et qu’un changement serait une bonne chose…

Des factures gardées, comme par erreur, mais qu’on se souvient comment c’était terminé la soirée.



Puis ! Tiens ! La rencontre avec Pépé, le début d’une amitié que le temps et la distance effritent, mais où tous les souvenirs sont agréables.


Des poignées et des poignées de souvenirs, d’excellents spectacles, de moments de grandes émotions.

Des fois, me disant que j'aurais aimé avoir l'idée ou être en coulisse pour partager la fébrilité... Huuummmm...

Ces souvenirs papiers partiront au recyclage dès mercredi prochain.


En attendant.
Je me prévois un ciné pour ce soir.
Je vais voir "Truffe".
Je suis indécise.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire avec mon billet.

Et, si je le garde... Je me dirai quoi en le reprenant dans 10 ans?

La jalousie

20 août

Je regarde la lumière entrer pour la première fois dans le nouvel appartement.
Le matin, la lumière entre par la cuisine, puis le soir elle y revient mais par une autre fenêtre. Je suis quand même une peu jalouse de la voisine, qui elle, doit avoir le soleil toute la journée !

Le déménagement est passé, plusieurs boites restent pleines, je déballe au compte goûtes, choisissant les objets qui sortent des boites de manière aussi méthodique qu’ils y sont entrés. Je m’installe sans m’installer.

4 jours dans l’appartement et je n’avais toujours pas choisi la chambre que je souhaitais occupée… Il fallu l’arrivée de Pauline pour qu’enfin je fasse mon choix ! Et tout semble être stand-by avant l’arrivée de la troisième colocataire.
J’envie Pauline de s’installer dans un nouveau pays.

J’ai déjà eu mon premier visiteur ! Yé ! Rowan. Un australien.
Nous partagions notre tente durant la route des Incas au Pérou. Nous étions les rapides du groupe !
Je dois admettre que j’étais un peu jalouse de le voir ranger son sac à dos au matin, de planifier son départ et de le voir partir à la découverte d’une autre ville.
Il se disait un peu fatigué de ne rester que 2 jours ou 3 jours au même endroit. C’est une question de choix… Faire le Canada en à peine deux semaines… C’est un choix !!! Je l’ai fait en 4 mois et je trouve que je n’avais pas tout à fait assez de temps ! Mais je comprends que faire le tour du monde en un an ; on ne passe pas 4 mois au Canada !

Enfin, je regarde ces gens arriver et partir, et oui, j’ai les fourmis qui montent quand mes jambes. Je suis prise de la jalousie du voyageur.


Aujourd’hui, nous sommes le 20 août.
Je sais exactement où j’étais l’an dernier à cette même date.
J’étais à Jasper. Et je montais une montagne.
Ce serait l’anniversaire de ma mère aujourd’hui.
Théoriquement, c’est une journée que je m’offre.
Aujourd’hui, c’est un peu différent, car j’ai l’impression que ces derniers temps, je ne fais que ça maintenant m’offrir du temps !
Alors aujourd’hui, j’irai peut-être voir pour du travail.


J’ai aujourd’hui trente ans et trois mois.
Je devrais prendre ma journée, entre deux dépôts de curriculum vitae pour faire un bilan trimestriel et tenter de calmer cette jalousie de voyageurs et de mouvements.

vendredi 15 août 2008

C'est pour demain.


Depuis quelques jours, je fais mes boites.
Je fais la ronde des pièces, regroupant les objets de mêmes familles, de mêmes formes, de mêmes natures... Je fais mes boites de manière circulaire. Décrochant les objets tour à tour en ordre de priorités.
Je joue à Tetris dans mon environnement.



Ces derniers jours ont été une véritable tornade.
D’abord la coupe de cheveux, les propositions d’emplois dans l’ouest, repartir…
Réfléchir à repartir en plein déménagement ! Wow !




En tout cas, c’est bien la première fois que je me fais couper les cheveux et que ce n’est pas la manchette !
Théoriquement, je devrais être traumatisée par la disparition de mes cheveux ! Au voleur !

Mais, je vais quand même prendre le temps de dire que j’ai un toupet !
En fait ! J’en ai même deux !
Et j’ai bien hâte de voir ce que ça va donner quand je vais les laisser friser !
Ah ! les cheveux, un sujet comme un puit sans fond !
Mais cette fois-ci je suis sastisfaite !


Je fais mes boites de manière méthodique.
Comme si elle n’allait pas être ouverte avant longtemps et que je voulais être certaine de me souvenir de la logique de classement.
J’ai presque le souci de faire « matcher » le contenu de mes boites !
Non ! Mais ! On est coquette ou on ne l’est pas !


Puis, je traverse une gamme d’émotions impressionnantes !
Je pleure ! De stress, de l’impression de vide, de l’inconnu...
Je fais aussi mon deuil de cet appartement.
Mon premier appartement toute seule.
Celui où je suis « devenue une femme » comme dirait l’un de mes amis.
Celui où j’ai vécu le deuil de ma mère ; à tourner en rond dans les recoins à essayer de m’expliquer la vie, la mort et l’amour.
Le refuge de l’animal blessé. La grotte. L’île déserte.

J’aménage avec deux colocs, je ne sais pas pour combien de temps… Je ne connais pas mes plans pour les prochains mois.
Tout est possible, et … on ne sait JAMAIS !

Je suis à la veille de mon déménagement et j’ai, pour la première fois de ma vie, un mal de dos terrible.

Mon frère me disait que ma mère avait toujours mal au dos quand elle était stressée, et une amie faisait allusion à tous ces petits maux et toutes ces petites métamorphoses qui se produisent avec l’arrivée dans la trentaine ! Alors, je ne sais pas de où ça vient!

J’avais dans l’idée de ma louer un camion et des « straps »… mon frère vient m’aider à déménager… avec seulement laveuse sécheuse, je pensais qu’on aurait été capable de le faire ! Mais là ! Les éternuements me font souffrir ! On ne parle pas de monter une laveuse au troisième étage !

À chaque mouvement ce grand pincement dans le dos et je me surprends de m’entendre pousser de petits cris de douleur.
Ma voisine me fournir en advil, et en relaxant musculaire. Alors, je ne sens plus rien… ce qui n’est peut-être pas super, étant donné que je ne sens plus la douleur, je vais sûrement forcer un peu plus que je ne le devrais…

Je devrais aussi débuter mes changements d’adresse !


Mais en attendant, je fais des mélanges de restants de peinture pour me faire des nouvelles couleurs ! Faire du neuf avec du vieux : j’adore !



Je profite de la lumière qui entre dans l’appartement une dernière fois.
Je regarde mes tomates qui n’auront pas eu le temps de rougir avant mon départ. Elles rougiront sur un autre balcon !